Migration postnuptiale
La migration postnuptiale est le déplacement des amphibiens adultes quittant le site aquatique après leur participation à la reproduction. Elle conduit vers des habitats terrestres d’alimentation, de repos estival ou d’hivernage. Sa direction, sa durée et sa chronologie peuvent différer de celles du trajet prénuptial, même chez les mêmes individus.
Sortie du site reproducteur
Le départ intervient après l’accouplement ou la ponte, mais tous les animaux ne quittent pas l’eau simultanément. Le sexe, la condition corporelle, la durée du séjour reproducteur et les conditions météorologiques contribuent à l’étalement des sorties. Chez une espèce ou une population donnée, pluie et humidité peuvent faciliter le déplacement terrestre en limitant les pertes d’eau.
Le trajet de retour n’est pas nécessairement l’inverse exact du trajet d’arrivée. L’étude du triton marbré a notamment montré des distributions directionnelles distinctes avant et après la reproduction, en relation avec la végétation et les refuges disponibles autour de la mare. Les abords du site forment donc une mosaïque fonctionnelle plutôt qu’une simple bande de largeur uniforme.
Distinction avec l’émigration juvénile
La sortie postnuptiale concerne les reproducteurs. Elle se distingue de l’émigration des jeunes métamorphosés, qui quittent l’eau après leur développement larvaire, et de la dispersion, qui peut conduire à l’installation dans une autre population. Ces mouvements peuvent se chevaucher dans le calendrier sans avoir la même fonction biologique.
La mortalité routière, les surfaces sèches, la disparition des haies et la fragmentation des refuges peuvent interrompre cette migration. La conservation doit ainsi relier le site de ponte aux milieux utilisés par l’amphibien terrestre pendant le reste de son cycle saisonnier.