Migration reproductive
Une migration reproductive est un déplacement orienté reliant l’habitat occupé hors reproduction au lieu où ont lieu la recherche d’un partenaire, l’accouplement, la ponte ou la libération des gamètes. Elle est définie par sa fonction dans le cycle biologique, et non par une distance minimale ni par un milieu particulier.
Un trajet fonctionnel
Chez les amphibiens à reproduction aquatique, elle comprend généralement une phase d’approche du point d’eau, un séjour reproducteur puis un retour vers les habitats terrestres. Chez les poissons, elle peut relier des zones d’alimentation et de frai dans un même bassin ou entre mer et eau douce. Le mouvement peut ainsi couvrir quelques dizaines de mètres ou plusieurs milliers de kilomètres selon l’espèce.
La maturation, l’état énergétique, la photopériode, la température, le débit ou la pluie contribuent au départ. Des repères olfactifs, hydrodynamiques, visuels ou géomagnétiques peuvent participer à l’orientation. La fidélité au site de reproduction est fréquente dans plusieurs groupes, mais elle n’exclut ni les erreurs de navigation ni le changement de site.
Migration, dispersion et gestion
La migration reproductive est habituellement cyclique et se déroule au sein de l’espace utilisé par une population. La dispersion correspond plutôt à un départ susceptible d’établir l’individu dans une autre unité de population. Une même espèce peut accomplir les deux processus à des moments différents de sa vie.
L’intégrité du trajet conditionne le succès de la reproduction. Obstacles, prises d’eau, routes, assèchement, éclairage et altération des haltes peuvent retarder ou empêcher l’arrivée. Le nombre d’animaux atteignant le site ne suffit pas toujours à évaluer le succès : la dépense énergétique, les blessures, la date d’arrivée et la possibilité du trajet retour influencent aussi les conséquences démographiques de cette migration.