Monogamie génétique
La monogamie génétique décrit une situation où, pendant une période ou un épisode reproducteur défini, la descendance attribuée à un couple provient exclusivement de ces deux partenaires. Elle est établie par l’analyse de parenté et ne peut pas être déduite de la seule observation d’un lien de couple, d’un territoire partagé ou de soins biparentaux.
Mise en évidence
Les marqueurs génétiques permettent de comparer les génotypes des adultes et des jeunes. L’échantillonnage doit couvrir assez de descendants et de reproducteurs potentiels pour détecter les fécondations extrapaires, le parasitisme de nid, le mélange des pontes ou le stockage de sperme. Une portée attribuée à un seul père ne démontre donc une monogamie génétique qu’à l’échelle étudiée.
Chez les poissons, les systèmes génétiques de reproduction peuvent diverger fortement des comportements apparents. Un couple socialement stable peut élever des jeunes issus d’autres partenaires, tandis qu’une espèce sans association durable peut produire ponctuellement une descendance génétiquement monogame.
Portée du terme
Le qualificatif monogame reste ambigu s’il ne précise pas la dimension sociale, sexuelle ou génétique. La monogamie génétique s’oppose à la pluralité effective des partenaires reproducteurs, par exemple à la polyandrie lorsque la descendance d’une femelle est fécondée par plusieurs mâles. Elle peut varier entre individus, saisons et populations d’une même espèce.