Mucine
Une mucine est une glycoprotéine de grande taille portant de nombreuses chaînes glucidiques liées à des résidus d’oxygène, principalement sur la sérine et la thréonine. Les mucines sécrétées donnent au mucus une grande part de ses propriétés viscoélastiques ; les mucines transmembranaires restent associées à la surface des cellules et participent à la barrière épithéliale et à la signalisation.
Structure et diversité
Les domaines riches en sites d’O-glycosylation adoptent une conformation étendue et retiennent l’eau. Certaines mucines sécrétées s’assemblent en polymères capables de former un gel, tandis que d’autres protéines glycosylées restent solubles. Le terme mucine ne désigne donc pas toute substance visqueuse ni l’ensemble des protéines du mucus.
Chez les poissons téléostéens, plusieurs gènes de mucines présentent des profils propres à la peau, aux branchies, à l’estomac ou à l’intestin. Chez la dorade royale, des mucines putativement liées à la membrane et des mucines sécrétées formant un gel ont été identifiées, avec des expressions tissulaires distinctes. La composition varie entre espèces et peut changer avec le développement, l’alimentation, le milieu ou une infection.
Fonctions aux interfaces
Après hydratation, les mucines contribuent à la lubrification, à la rétention de particules et à la protection mécanique des épithéliums. Leurs glycannes fournissent aussi des sites d’interaction à des microorganismes et participent à l’organisation du microbiote. La couche mucinique n’est pas une barrière inerte : son renouvellement, sa dégradation enzymatique et ses interactions avec les molécules immunitaires modulent en permanence l’interface entre l’organisme et l’eau ou le contenu digestif.