Myxinidae
Les Myxinidae sont la seule famille actuelle de l’ordre des Myxiniformes, les myxines. Ces vertébrés marins sans mâchoires ont un corps allongé, sans nageoires paires, et une bouche entourée de barbillons. Leur anatomie, leurs sécrétions défensives et leur vie sur les fonds les distinguent des lamproies, avec lesquelles elles constituent les deux grandes lignées actuelles de cyclostomes.
Anatomie et défense
L’appareil buccal porte des plaques dentigères cornées, actionnées par un mécanisme lingual. Il permet de saisir des tissus et de les arracher sans mâchoires articulées. Les yeux sont réduits et recouverts par la peau ; les barbillons et les capacités chimiques sensorielles contribuent à l’exploration du milieu. Le nombre des poches branchiales et l’organisation des ouvertures externes varient entre genres.
Des glandes réparties le long des flancs libèrent des mucines et des fils protéiques. Dans l’eau de mer, cette sécrétion se déploie en un mucus abondant qui participe à la défense contre les prédateurs. La formation d’un nœud avec le corps peut fournir un point d’appui pendant l’alimentation et aider à débarrasser la surface du corps de sécrétions.
Vie sur les fonds
Les myxines actuelles sont marines. Elles fréquentent principalement les fonds et les sédiments, à des profondeurs différentes selon les espèces. Elles consomment des invertébrés et des tissus animaux ; l’exploitation de carcasses est bien connue, mais ne suffit pas à faire de toutes les espèces des charognards exclusifs.
Leur position dans les réseaux alimentaires associe ainsi prédation et recyclage de matière organique. Un comportement décrit chez une espèce accessible à l’observation ne s’étend pas automatiquement à l’ensemble de la famille.
Classification actuelle et propositions de révision
Eschmeyer distingue les Rubicundinae, Eptatretinae et Myxininae. Son classement actuel place notamment Dolichostomus, décrit en 2026, dans les Rubicundinae. Les résultats phylogénétiques ont conduit à proposer plusieurs révisions des limites génériques, dont le rapprochement de Notomyxine avec Myxine. Cette proposition n’est cependant pas appliquée uniformément : Notomyxine reste accepté dans WoRMS.
Une synonymie proposée par une étude ne remplace donc pas automatiquement le nom utilisé dans une classification maintenue. Le rang, les genres inclus et la date du référentiel précisent le sens donné à Myxinidae.