Narine

Une narine est une ouverture externe qui met en communication le milieu aquatique avec une cavité olfactive. Chez la plupart des poissons, elle ne conduit pas aux voies respiratoires : l’eau qui y circule apporte des molécules dissoutes à l’épithélium sensoriel. Sa forme, sa position et le nombre d’ouvertures varient fortement entre les groupes et constituent parfois des caractères d’identification.

Organisation et circulation de l’eau

Chez de nombreux téléostéens, chaque capsule nasale possède une ouverture antérieure, dite afférente, et une ouverture postérieure, dite efférente. L’eau entre par la première, balaie les lamelles de la rosette olfactive, puis ressort par la seconde. Des replis cutanés, des tubes, les mouvements de nage ou des sacs accessoires peuvent favoriser ce renouvellement. Cette disposition à deux ouvertures n’est toutefois pas universelle : certaines espèces ont une seule ouverture par côté, des narines rapprochées ou des structures médianes particulières.

Les narines sont généralement situées sur le museau, mais leur orientation dépend du mode de vie. Une ouverture tubulaire ou munie d’un lambeau peut canaliser l’eau sans être elle-même la surface réceptrice. Les récepteurs se trouvent dans l’épithélium olfactif interne, souvent porté par des lamelles qui augmentent la surface d’échange.

Description morphologique

Une description utile précise le côté, le nombre d’ouvertures, leur forme, leur diamètre relatif, leur orientation et leur distance à l’œil ou à l’extrémité du museau. La narine se distingue du pore d’un canal sensoriel, d’une ouverture respiratoire et d’une lésion cutanée par sa continuité avec la cavité olfactive. Chez les poissons à narines afférente et efférente, les termes « antérieure » et « postérieure » décrivent une position générale, tandis que le sens réel du flux dépend de l’organisation locale.

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