No-Kill

Le no-kill, ou pêche avec remise à l’eau, consiste à relâcher vivant un poisson après sa capture à la ligne. La remise à l’eau peut être volontaire ou imposée par une règle portant sur l’espèce, la taille, la période ou le parcours. Elle réduit le prélèvement direct, mais ne garantit pas la survie ni l’absence d’effets sublétaux après la libération.

Mortalité après remise à l’eau

La capture provoque un effort intense, des lésions possibles dues à l’hameçon, une manipulation et parfois une exposition à l’air. La mortalité différée varie selon l’espèce, la température de l’eau, la durée du combat, la profondeur de l’hameçonnage, le saignement et le temps passé hors de l’eau. Chez le bar européen Dicentrarchus labrax, une étude expérimentale a notamment associé les hameçons profonds à une mortalité bien supérieure à celle des poissons piqués dans la bouche.

Facteurs qui améliorent la survie

Un matériel adapté abrège le combat et limite l’épuisement. Le poisson reste dans l’eau autant que possible ; lorsqu’il doit être manipulé, son corps est soutenu avec des mains humides et sans pression sur les branchies ou les organes. Le décrochage rapide, la réduction de l’exposition à l’air et l’évitement des températures extrêmes diminuent plusieurs facteurs de risque.

Un hameçon profondément implanté ne se retire pas toujours sans lésion supplémentaire. Selon l’espèce et le matériel, couper la ligne au plus près peut être moins dommageable qu’une extraction prolongée. La réglementation locale demeure applicable à la capture comme à la remise à l’eau. À l’échelle d’une population, la mortalité postérieure au relâcher fait partie de la mortalité de pêche et peut devenir importante lorsque les captures sont nombreuses.

Besoin d’un éclairage vétérinaire ?

Contactez Vetofish pour un avis spécialisé en santé des animaux aquatiques.

Échanger avec nous