Nycthémère
Un nycthémère est une période de vingt-quatre heures comprenant la succession d’un jour et d’une nuit. Le nom désigne la période complète ; l’adjectif correspondant est « nycthéméral ». En biologie aquatique, il sert à décrire des variations journalières d’activité, de position, d’alimentation ou de physiologie, sans présumer à lui seul du mécanisme qui les contrôle.
Cycle observé et rythme interne
Une variation nycthémérale est mesurée selon l’heure locale au cours du cycle lumière-obscurité. Elle peut résulter directement de facteurs externes, comme l’éclairement, la température ou les marées, ou être entretenue par une horloge biologique. Un rythme circadien est, plus précisément, un rythme endogène d’environ vingt-quatre heures qui persiste temporairement en conditions constantes. Les deux expressions ne sont donc pas strictement synonymes.
La migration verticale nycthémérale illustre cette distinction. De nombreux organismes pélagiques montent vers les couches superficielles au crépuscule puis redescendent à l’aube, mais le sens, l’amplitude et la régularité du mouvement varient avec l’espèce, le stade, la lumière, la nourriture et le risque de prédation. Certains poissons et copépodes adoptent même un schéma inverse ou ne migrent qu’une partie des jours.
Usage dans une étude
Une observation ponctuelle ne suffit pas à démontrer un cycle. Le protocole doit couvrir plusieurs nycthémères, préciser les heures, la photopériode, la profondeur et les conditions du milieu. En élevage, l’heure des prélèvements et des distributions alimentaires doit aussi être standardisée, car plusieurs variables physiologiques changent au cours des vingt-quatre heures.