Odontobutidae
Les Odontobutidae sont une famille de poissons d’eau douce de l’ordre des Gobiiformes, présente en Asie orientale et du Sud-Est. Ces poissons appartiennent aux Gobioidei, comme les gobies, mais constituent une lignée familiale distincte. Leur délimitation repose sur des caractères anatomiques et des études phylogénétiques, plutôt que sur le seul mode de vie près du fond.
Une famille de Gobioidei
La classification actuelle d’Eschmeyer reconnaît huit genres et 28 espèces valides dans cette famille. Elle comprend notamment Odontobutis, Perccottus, Micropercops, Neodontobutis, Sineleotris et Terateleotris. Cette diversité explique pourquoi le nom d’un genre fréquemment étudié ne suffit pas à représenter toute la famille.
Les Odontobutidae sont souvent rapprochés des Eleotridae dans les ouvrages anciens. Le nom anglais « freshwater sleepers » peut d’ailleurs couvrir des poissons de familles différentes. L’appellation commune ne constitue donc pas un caractère diagnostique ni une équivalence taxonomique.
Ce que montrent les études phylogénétiques
Li et ses collègues ont étudié en 2018 les relations des Odontobutidae à partir de nombreux marqueurs nucléaires. Leur échantillonnage soutient la monophylie de la famille et sa proximité avec les Rhyacichthyidae. Il confirme également l’appartenance de plusieurs lignées dont la position avait été discutée.
L’étude ne comprenait cependant pas le genre laotien Terateleotris. Une phylogénie fortement soutenue dans son échantillon ne constitue pas une observation de toutes les espèces ni de tous les genres reconnus aujourd’hui. Les effectifs et la composition du catalogue actuel complètent ainsi les résultats de cette publication plus ancienne.
Identifier le bon périmètre
Dans un relevé de biodiversité, Odontobutidae indique un niveau familial. Le nom scientifique de l’espèce apporte ensuite l’information nécessaire sur sa distribution et sa biologie. Des résultats obtenus chez Perccottus glenii ou une espèce d’Odontobutis ne décrivent pas automatiquement les autres membres du groupe.
Cette distinction compte particulièrement pour les études d’alimentation, de reproduction ou d’introduction hors de l’aire native. Le classement familial renseigne sur la parenté ; l’identité spécifique et la population étudiée déterminent la portée biologique du résultat.