Olfactive
Olfactive est la forme féminine de l’adjectif olfactif. Elle qualifie notamment la muqueuse, la rosette, la sensibilité, la voie ou la réponse associée à l’olfaction. Chez les poissons, une structure olfactive détecte des molécules dissoutes dans l’eau ; elle n’appartient pas au système respiratoire et ne correspond pas à une simple perception gustative de contact.
Structures qualifiées d’olfactives
La muqueuse olfactive comprend des neurones sensoriels, des cellules de soutien et des cellules basales capables de renouveler l’épithélium. Chez beaucoup de téléostéens, elle couvre des lamelles disposées autour d’un axe central et forme une rosette. L’architecture varie fortement : le nombre de lamelles, la forme des narines et les mécanismes qui font circuler l’eau reflètent la morphologie et le mode de vie de chaque espèce.
Une réponse olfactive correspond à une activité réceptrice, nerveuse ou comportementale provoquée par un signal chimique. Elle peut être mesurée dans l’épithélium, le bulbe olfactif ou le comportement, sans que ces niveaux soient interchangeables. Une activité électrique démontre la détection d’un composé, mais pas à elle seule sa signification écologique.
Distinction lexicale
« Olfactive » ne désigne pas un organe particulier : le nom de la structure complète le sens, par exemple cavité olfactive ou voie olfactive. Les organes nasaux regroupent les cavités, ouvertures et tissus associés, tandis que la fonction olfactive concerne la détection et le traitement des signaux. Les formes masculine et féminine renvoient au même adjectif scientifique et diffèrent uniquement par l’accord grammatical.
Une description de « sensibilité olfactive » porte sur la détection d’un signal. Une description de « rosette olfactive » porte sur un arrangement anatomique. Leur lien fonctionnel n’efface pas cette différence : des lamelles nombreuses ne donnent pas, à elles seules, une mesure des performances du système pour toutes les molécules.