Organes nasales

Les organes nasaux des poissons sont les structures paires consacrées principalement à l’olfaction. Ils comprennent des ouvertures externes, une cavité nasale et un épithélium sensoriel relié au bulbe olfactif. Chez la plupart des téléostéens, l’eau traverse la cavité sans communiquer avec les voies respiratoires : les narines ne servent donc pas à respirer.

Organisation chez les téléostéens

Chaque côté du museau porte généralement une ouverture d’entrée et une ouverture de sortie, parfois réunies ou modifiées selon l’espèce. Des replis, tubes ou lambeaux peuvent orienter l’écoulement. Dans la cavité, l’épithélium olfactif forme souvent des lamelles disposées autour d’un raphé, constituant une rosette qui augmente la surface sensorielle.

Les neurones récepteurs détectent des molécules dissoutes et transmettent l’information au bulbe olfactif. L’olfaction participe notamment à la recherche de nourriture, à la reconnaissance de congénères, à la reproduction et, chez certaines espèces migratrices, à l’orientation. La présence d’une ouverture visible ne suffit toutefois pas à estimer la sensibilité olfactive.

Variations et vocabulaire

Le nombre et la forme des narines, la taille de la rosette et les mécanismes de circulation de l’eau varient considérablement entre lignées. Chez les poissons cartilagineux, les sacs olfactifs et les replis nasaux présentent une autre organisation. « Organe nasal » désigne l’ensemble anatomique ; « narine » désigne une ouverture, et chimioréception est la fonction sensorielle générale à laquelle appartient l’olfaction.

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