Ostariophysaires (super-ordre)
Les Ostariophysaires, ou Ostariophysi, constituent un grand clade de téléostéens, particulièrement diversifié dans les eaux douces. Il réunit les Gonorynchiformes et les Otophysi, et ne se confond donc pas avec ces derniers. Le périmètre du nom a varié dans la littérature historique, notamment avant que les Gonorynchiformes soient reconnus comme groupe frère des autres ostariophysaires.
Composition actuelle
Les Gonorynchiformes comprennent notamment les Chanidae, Gonorynchidae, Kneriidae et Phractolaemidae. Les Otophysi rassemblent les Cypriniformes, Gymnotiformes, Characiformes et Siluriformes au sens traditionnel. Des classifications séparent aussi les Cithariniformes des Characiformes ; le nombre d’ordres dépend donc de la classification suivie. Ils incluent ainsi carpes, vairons, poissons-chats, characins et gymnotes. Ces noms vernaculaires ne correspondent cependant pas toujours à un rang ou à un périmètre taxonomique unique.
Les relations profondes entre certains ordres et sous-groupes ont varié selon les jeux de données morphologiques ou moléculaires. La classification de Betancur-R et de ses collègues présente Ostariophysi comme une sous-cohorte, tandis que d’autres ressources utilisent un super-ordre. Le rang « super-ordre » reste fréquent, tandis que certaines classifications présentent Ostariophysi comme un clade sans insister sur un rang linnéen.
Caractères anatomiques
Les Otophysi possèdent un appareil de Weber : des éléments dérivés des premières vertèbres transmettent à l’oreille interne les vibrations captées par la vessie natatoire. Cette spécialisation améliore la sensibilité auditive, mais elle ne caractérise pas l’ensemble des Ostariophysi, puisque les Gonorynchiformes n’en présentent pas la forme complète.
D’autres caractères, notamment les substances d’alarme libérées par des cellules épidermiques chez de nombreuses espèces, ont été discutés à l’échelle du groupe. Leur présence, leur perte secondaire et leur fonction varient entre lignées. L’appartenance aux Ostariophysi repose donc sur un ensemble de caractères et de relations phylogénétiques plutôt que sur un signe anatomique isolé.