Passe peu profonde
Une passe récifale peu profonde est un chenal naturel traversant un récif et reliant deux masses d’eau, par exemple l’océan et un lagon, dont le fond reste proche de la surface par rapport aux autres passes du même système. Elle interrompt la continuité de la crête ou du platier et concentre une partie des échanges d’eau, de sédiments et d’organismes.
Une qualification relative
« Peu profonde » n’est pas une classe universelle fixée à 10 m. Les typologies dépendent de l’objectif de cartographie, de la marée, du zéro hydrographique, de la résolution des données et de la morphologie régionale. Une profondeur minimale ou maximale n’a de sens qu’avec son référentiel vertical et la date du levé. La largeur, la longueur et la présence éventuelle d’un seuil complètent la description.
Fonctionnement écologique
Le courant dans une passe résulte de la marée, de la houle, du vent et de la différence de niveau entre le lagon et l’océan. Une faible profondeur peut accroître les vitesses et la turbulence, sans qu’une relation simple s’applique à toutes les passes. Ces chenaux participent au renouvellement de l’eau et au transport larvaire ; ils peuvent aussi constituer des voies de déplacement pour les poissons entre habitats récifaux.
Une passe se distingue des sillons étroits du front récifal : la typologie scientifique récente réserve le terme à un chenal visible reliant l’extérieur du récif à une masse d’eau confinée ou à une île.