Petromyzontidae
Les Petromyzontidae sont une famille de lamproies, vertébrés aquatiques sans mâchoires appartenant aux Petromyzontiformes. Leur corps allongé ne porte pas de nageoires paires et présente sept paires d’ouvertures branchiales. La famille comprend des espèces strictement dulçaquicoles et des espèces dont une partie du cycle se déroule en mer ; toutes ne sont pas parasites à l’état postlarvaire.
Place dans la classification
Le catalogue d’Eschmeyer reconnaît actuellement neuf genres valides et 44 espèces valides. Les Petromyzontidae ne représentent pas toutes les lamproies : les Geotriidae et les Mordaciidae constituent deux autres familles actuelles. Une classification ancienne peut conserver un périmètre plus large, d’où des différences entre inventaires portant le même nom.
Les lamproies se distinguent des anguilles par l’absence de mâchoires et par l’organisation de la région branchiale. Le disque oral caractéristique apparaît au cours de la transformation postlarvaire. Il n’est pas présent sous la même forme chez l’ammocète, ce qui explique l’aspect très différent des stades du cycle.
Une larve filtrante
L’ammocète vit généralement enfouie dans des sédiments meubles et prélève de petites particules dans l’eau. Cette phase peut durer plusieurs années, selon l’espèce et les conditions. La métamorphose remanie notamment les yeux, la bouche et l’appareil alimentaire ; elle ne correspond pas à une simple augmentation de taille.
Après cette transformation, certaines espèces se nourrissent sur d’autres poissons, tandis que les formes non parasites rejoignent la reproduction sans phase prolongée d’alimentation. La présence d’un disque oral ne suffit donc pas à qualifier tous les Petromyzontidae de parasites.
Des cycles différents
La lamproie du Pacifique, Entosphenus tridentatus, illustre un cycle anadrome : croissance en mer puis reproduction en rivière. La lamproie marine, Petromyzon marinus, possède aussi des populations capables de se maintenir dans de grands systèmes d’eau douce, notamment les Grands Lacs nord-américains.
Ces exemples montrent que le nom d’une espèce et son appellation commune ne décrivent pas toutes ses populations. L’habitat larvaire, la phase d’alimentation et les migrations doivent être distingués pour comprendre le cycle, plutôt que de résumer la famille à une vie marine parasitaire.