Phycidae
Les Phycidae sont une famille de poissons marins de l’ordre des Gadiformes. Dans la classification actuelle du catalogue d’Eschmeyer, elle comprend les genres Phycis et Urophycis, soit onze espèces valides. Ce sont des poissons associés aux fonds, dont l’apparence rappelle celle d’autres gadiformes ; leur identification demande de dépasser cette ressemblance générale avec les morues ou les merlus.
Place dans la classification
Les Phycidae sont placés parmi les Gadoidei. Certains référentiels anciens traitent les mêmes poissons comme une sous-famille, les Phycinae, au sein des Gadidae. Les niveaux familial et sous-familial ne sont pas interchangeables : comparer les noms sans vérifier leur rang peut conduire à réunir des ensembles taxonomiques différents.
Le genre Phycis comprend notamment les poissons appelés phycis. Urophycis comprend plusieurs espèces connues sous des noms de merluches. Les noms commerciaux ou vernaculaires varient selon les régions et ne permettent pas, seuls, de déduire le genre ou l’espèce.
Morphologie et vie près du fond
Le corps est allongé, avec deux nageoires dorsales et une longue nageoire anale. Un barbillon mentonnier et des nageoires pelviennes allongées font partie des caractères observés chez ces poissons. La forme et la disposition des nageoires, les proportions et la dentition contribuent à les distinguer des autres gadiformes.
La profondeur, le substrat et les déplacements changent selon l’espèce et le stade. À titre d’exemple, la NOAA décrit chez Urophycis tenuis des jeunes fréquentant des secteurs moins profonds avant de gagner des habitats plus profonds. Les descriptions de cette espèce et d’Urophycis chuss indiquent une alimentation comprenant des invertébrés et des poissons ; elles ne suffisent pas à fixer un régime identique pour les onze espèces de la famille.
Données de pêche et identification
Plusieurs Phycidae sont exploités ou capturés avec d’autres poissons démersaux. Les informations de stock et les mesures de gestion concernent une espèce et une zone définies. Elles ne peuvent pas être transférées à toute la famille à partir d’un nom usuel partagé.
La conservation du nom scientifique dans une observation, un suivi sanitaire ou une déclaration de capture permet de relier la donnée au bon taxon, même lorsque la classification familiale ou la terminologie commerciale change.