Plethodontidae
Les Plethodontidae forment la famille la plus diversifiée de salamandres actuelles. Appelées salamandres sans poumons, elles respirent par la peau et par les muqueuses de la cavité buccopharyngée. La majorité des espèces vit dans les Amériques, mais la famille possède aussi des représentants en Europe méditerranéenne et en Asie orientale. Elle occupe des milieux allant des torrents aux forêts et aux grottes.
Respiration et anatomie sensorielle
Chez les adultes transformés, les poumons sont absents. Les échanges gazeux imposent le maintien d’une surface cutanée humide et suffisamment vascularisée, ce qui lie étroitement respiration, température et bilan hydrique. La perméabilité cutanée limite souvent l’activité terrestre aux périodes et microhabitats humides.
Un sillon nasolabial relie chaque narine à la lèvre supérieure chez les formes transformées. Il transporte par capillarité des molécules dissoutes vers les organes chimiosensoriels et participe à l’exploration du milieu, à la recherche de proies et aux interactions sociales. L’absence de poumons et ces sillons constituent des caractères importants pour reconnaître la famille, même si l’identification d’une espèce exige d’autres données.
Une grande diversité de cycles
De nombreux Pléthodontidés présentent un développement direct : l’embryon se développe dans un œuf terrestre et éclot sous la forme d’un jeune ressemblant à l’adulte, sans larve aquatique libre. D’autres lignées conservent un cycle biphasique avec larves aquatiques, et quelques-unes sont pédomorphes et restent aquatiques à l’âge reproducteur.
Cette diversité a accompagné une vaste radiation au sein des Caudata, notamment dans les régions montagneuses tropicales américaines. Les espèces peuvent avoir des aires très restreintes et dépendre de conditions microclimatiques précises. La modification des forêts, l’assèchement des refuges, les maladies et le réchauffement peuvent donc affecter fortement certaines populations. Le nombre d’espèces reconnues et les limites de plusieurs genres continuent d’évoluer avec les études moléculaires et taxonomiques.