Conservation in situ

La conservation in situ protège les écosystèmes et les habitats naturels tout en maintenant ou en rétablissant des populations viables dans leur milieu. Pour les espèces domestiquées ou cultivées, la Convention sur la diversité biologique inclut les lieux où leurs caractères distinctifs se sont développés. Cette approche conserve à la fois les organismes, leurs interactions et les processus évolutifs qui agissent sur eux.

Mise en œuvre

La démarche peut associer protection ou restauration de l’habitat, gestion des prélèvements, réduction des pollutions, maintien de la connectivité et maîtrise des espèces exotiques envahissantes. Pour un poisson migrateur, protéger un seul site ne suffit pas si les frayères, les habitats de croissance et les voies de déplacement ne restent pas fonctionnels.

Conserver in situ ne signifie pas nécessairement soustraire un espace à toute intervention. Une gestion active peut être requise lorsque les processus naturels sont altérés ou qu’une population est devenue trop petite. Les résultats s’évaluent à l’échelle de l’unité de conservation, du territoire fonctionnel et des pressions effectivement traitées.

Distinction et limites

La conservation ex situ maintient des composantes de la diversité biologique hors de leur habitat naturel. Elle peut compléter une action in situ, mais ne restitue pas à elle seule les relations trophiques, la sélection naturelle ni la dynamique du milieu. Inversement, une aire protégée qui ne réduit pas les pressions déterminantes ne garantit pas la viabilité d’une population. Une translocation ajoute des risques génétiques, sanitaires et écologiques distincts de ceux d’une protection sur place.

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