Diversité biologique
La diversité biologique, ou biodiversité, est la variabilité des organismes vivants de toute origine et des complexes écologiques auxquels ils appartiennent. Elle comprend la diversité au sein des espèces, entre les espèces et entre les écosystèmes. Le concept ne se réduit donc ni au nombre d’espèces observées, ni aux seules espèces rares, protégées ou jugées utiles.
Niveaux de diversité
La diversité génétique comprend les variations héréditaires entre individus et populations. La diversité spécifique porte sur la composition en espèces et leurs abondances relatives. La diversité écosystémique concerne la variété des types d’écosystèmes, de leurs composantes et de leurs organisations. Ces niveaux sont liés, mais un indicateur conçu pour l’un ne mesure pas automatiquement les autres.
Les interactions écologiques, les traits fonctionnels, la diversité phylogénétique et la structure spatiale complètent cette description lorsqu’elles éclairent le fonctionnement du vivant. Elles ne remplacent pas la définition conventionnelle de ses trois niveaux. Dans les milieux aquatiques, l’analyse peut ainsi porter sur les gènes, les populations, les communautés, les habitats ou la diversité de paysage selon la question posée.
Évaluation et limites
Une mesure de biodiversité est liée à son échelle spatiale et temporelle, au groupe étudié, à l’effort d’échantillonnage et à la méthode d’identification. Une augmentation locale du nombre d’espèces peut résulter d’introductions et ne traduit pas nécessairement une amélioration écologique. Inversement, un milieu naturellement pauvre en espèces peut avoir une forte valeur patrimoniale ou fonctionnelle.
La diversité biologique décrit une propriété du vivant. Sa conservation, son utilisation durable et le partage des avantages issus des ressources génétiques constituent les objectifs de la Convention sur la diversité biologique ; ils ne sont pas des composantes d’un indicateur unique.


