Pseudocarchariidae
Les Pseudocarchariidae sont une famille de requins lamniformes ne comprenant qu’une espèce actuelle, Pseudocarcharias kamoharai, le requin-crocodile. Ce requin océanique des eaux chaudes présente de grands yeux, un corps élancé et des dents fines. Sa reproduction est vivipare sans placenta, avec une alimentation des embryons par des ovules maternels.
Identification et position taxonomique
Le genre Pseudocarcharias et la famille Pseudocarchariidae sont distincts des Carchariidae et des Odontaspididae, malgré des ressemblances et une histoire de rapprochements taxonomiques. La classification actuelle conserve les trois familles dans les Lamniformes. Le nom requin-crocodile ne traduit aucun lien avec les crocodiliens.
Les grands yeux et la dentition sont des caractères utiles, mais leur présence isolée ne suffit pas à reconnaître la famille. L’identification tient aussi compte des nageoires, des fentes branchiales et des proportions du corps. Les yeux développés sont compatibles avec une utilisation de couches peu lumineuses ; ils ne prouvent pas à eux seuls une profondeur ou une activité nocturne précise.
Une reproduction à faible nombre de jeunes
Les embryons se développent dans l’utérus sans connexion placentaire. Après la phase vitelline, leur nutrition comprend l’oophagie, c’est-à-dire la consommation d’ovules produits par la mère. Cette modalité se distingue de la consommation d’autres embryons et ne doit pas être décrite comme une prédation entre jeunes.
Une étude de captures accessoires dans l’Atlantique tropical occidental a confirmé ce mode de reproduction et une fécondité de quelques jeunes par cycle. Elle n’a pas mis en évidence une saison reproductive nettement délimitée dans la région étudiée. Ce résultat régional ne constitue pas un calendrier universel pour l’espèce.
La capture par des pêcheries pélagiques renseigne sur son exposition aux engins et sur certains traits biologiques, mais l’échantillon dépend des zones, profondeurs et périodes de pêche. Sa vaste distribution ne permet donc pas, à elle seule, de conclure à une abondance élevée ou à une faible vulnérabilité.