Pseudocéanique
Pseudocéanique qualifie certaines espèces pélagiques de profondeur dont l’abondance est concentrée près de reliefs abrupts ou de marges, notamment au-dessus des pentes continentales, autour des îles, des canyons ou des monts sous-marins. Ces espèces vivent dans la colonne d’eau, mais leur distribution diffère de celle d’espèces largement réparties dans l’océan ouvert. Le terme décrit un patron écologique, pas un rang taxonomique.
Association aux reliefs
Les reliefs peuvent concentrer les organismes par les courants, les remontées d’eau, les fronts, la rétention locale et les migrations verticales. Ils offrent ainsi des zones d’alimentation ou de rencontre à certains poissons mésopélagiques. L’expression historique « chaînes alimentaires terrestres » est trompeuse : l’association concerne surtout la proximité d’une topographie sous-marine et de processus productifs ou trophiques renforcés, non une dépendance générale à la matière issue des continents.
La catégorie n’est pas définie par une profondeur universelle. Une espèce peut être plus abondante près d’un mont sous-marin dans une région et occuper plus largement le large ailleurs. Les campagnes doivent donc comparer des stations proches et éloignées du relief, en tenant compte de la profondeur, de l’heure, de la saison et de l’engin d’échantillonnage.
Pseudocéanique se distingue de démersal, qui indique une association avec le fond, et de strictement océanique, qui suggère une répartition moins liée aux marges ou aux reliefs. Une espèce pseudocéanique peut néanmoins rester entièrement pélagique au-dessus de la pente continentale.