Pseudomugilidae
Les Pseudomugilidae sont une famille d’athériniformes australo-papous souvent appelés poissons aux yeux bleus. Ils regroupent actuellement trois genres et 23 espèces valides. Ces petits poissons vivent principalement dans les eaux douces et saumâtres ; leur iris fréquemment bleu est un signe familier, mais leur reconnaissance repose aussi sur l’anatomie et la classification.
Des poissons proches des arc-en-ciel
La famille comprend les genres Pseudomugil, Kiunga et Scaturiginichthys. Elle est distincte des Melanotaeniidae, avec lesquels plusieurs de ses représentants étaient autrefois classés. La révision de 1989 a notamment réexaminé les rapports entre Pseudomugil et les formes alors rapportées à Popondichthys et Kiunga.
Cette publication est importante pour l’histoire du groupe, mais son inventaire ne représente pas la diversité actuelle. Des descriptions et des changements de statut ont modifié depuis le nombre d’espèces. Les anciens noms génériques et les listes historiques demandent donc une interprétation taxonomique, plutôt qu’une simple addition des noms.
Morphologie et habitats
Le corps est généralement élancé ou comprimé, avec deux nageoires dorsales séparées. Les mâles de plusieurs espèces portent des nageoires et des couleurs plus développées. L’importance de ces différences varie selon l’espèce et l’âge ; un reflet bleu de l’œil ne suffit pas à distinguer un Pseudomugilidae d’un autre petit poisson.
Les milieux occupés comprennent des ruisseaux, des zones humides et des eaux côtières saumâtres. Ils diffèrent par leur courant, leur végétation, leur salinité et leur chimie. La présence de la famille dans un estuaire n’implique pas que toutes ses espèces tolèrent la même concentration en sels.
Diversité et conservation
Les exigences d’une espèce à répartition restreinte ne se déduisent pas de celles d’une espèce commune en aquarium. La conservation dépend de l’habitat réellement utilisé, des connexions hydrologiques et des pressions locales. Les anciennes estimations du nombre d’espèces ou de genres restent utiles pour comprendre les révisions, mais ne constituent pas une mesure de l’état actuel des populations.