Remplacement en recherche animale
Le remplacement en recherche animale est le premier principe des 3R. Il consiste à éviter l’utilisation d’animaux vivants lorsqu’une stratégie ou une méthode apportant le niveau d’information requis est disponible. Il s’articule avec la réduction des effectifs et le raffinement des pratiques lorsque le recours à l’animal demeure nécessaire.
Méthodes concernées
Les approches de remplacement peuvent reposer sur des cultures cellulaires ou tissulaires, des organoïdes, des modèles informatiques, des données humaines, des méthodes physicochimiques ou des combinaisons de ces outils. Une étude in vitro n’est toutefois pertinente que si le système reproduit les mécanismes nécessaires à la question étudiée et si son domaine d’application est établi.
Le remplacement ne consiste pas simplement à choisir une espèce plus petite ou réputée plus facile à maintenir. Dans le cadre réglementaire européen et français, il vise d’abord une méthode n’impliquant pas d’animal vivant protégé. Une méthode destinée à un usage réglementaire doit en outre atteindre le niveau de validation et d’acceptation requis pour cet usage.
Recherche aquatique
Dans les recherches sur les poissons, le remplacement peut mobiliser des lignées cellulaires, des tissus ex vivo, des modèles mécanistes ou des approches intégrées combinant plusieurs sources de preuve. Il est examiné dès la conception d’une procédure expérimentale et réévalué lorsque de nouvelles méthodes deviennent disponibles, sans substituer une méthode moins informative à une question qui exige l’étude de fonctions intégrées.
