Rétinomotricité

La rétinomotricité est l’ensemble des déplacements de photorécepteurs et de granules pigmentaires qui modifient l’organisation de la rétine en fonction de l’éclairage et des rythmes biologiques. Chez certains poissons, ces mouvements contribuent à l’adaptation à la lumière et à l’obscurité. Ils concernent les tissus rétiniens, sans correspondre à un mouvement de l’œil entier.

Déplacements dans la rétine externe

Les segments internes des cônes et des bâtonnets peuvent s’allonger ou se contracter, ce qui change la position de leurs régions photosensibles. Parallèlement, des granules de pigment se dispersent ou se regroupent dans les prolongements de l’épithélium pigmentaire. Ces deux composantes modifient l’exposition des photorécepteurs à la lumière.

La rétine ne répond pas partout avec la même vitesse. Chez le poisson-zèbre adulte, les déplacements des cônes et ceux du pigment suivent des temporalités différentes. Leur mise en place pendant le développement empêche également de transposer sans réserve les observations d’un adulte à une jeune larve.

Lumière et horloge biologique

Des mouvements persistent en obscurité constante chez le poisson-zèbre : ils témoignent d’une contribution circadienne, en plus de l’action directe de l’éclairage. Toutes les catégories de cellules ne présentent pas la même réponse, et la lumière constante ne reproduit pas une alternance jour-nuit.

La rétinomotricité complète les mécanismes biochimiques et neuronaux d’adaptation d’un photorécepteur. Elle ne mesure pas, à elle seule, l’acuité visuelle ni le confort de l’animal. Les résultats obtenus dans une espèce et un cycle lumineux donnés ne définissent pas un réglage universel d’éclairage pour les poissons.

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