Sauvage
Un organisme sauvage vit et se reproduit hors d’un système d’élevage ou de domestication, au sein d’une population soumise principalement aux conditions naturelles. Dans les pêches et l’aquaculture, le terme décrit souvent l’origine d’un poisson, mais il ne précise à lui seul ni son caractère indigène, ni son statut de conservation, ni l’absence d’influence humaine.
Sauvage, échappé et féral
Un poisson récemment sorti d’une ferme reste un individu d’élevage échappé. Une population férale descend d’organismes domestiqués ou sélectionnés qui se maintiennent et se reproduisent en liberté. Elle peut subir une sélection naturelle pendant plusieurs générations, mais cette histoire ne la rend pas équivalente à une population sauvage ancestrale. À l’inverse, une population sauvage peut être exploitée, déplacée ou soutenue par des repeuplements sans devenir domestique.
Cette distinction est importante lorsque les souches d’élevage diffèrent génétiquement des populations locales. Les échappés peuvent entrer en compétition, transmettre des agents pathogènes ou se reproduire avec leurs apparentés sauvages. L’introgression de caractères issus de l’élevage peut alors modifier la diversité génétique et l’adaptation locale.
Emplois commerciaux et réglementaires
Sur un étiquetage, « sauvage » renvoie généralement à un mode de production fondé sur la capture plutôt qu’à l’élevage. Les catégories juridiques dépendent toutefois du territoire et du produit. Elles ne renseignent pas automatiquement sur la durabilité de la pêche, la naturalité de l’habitat ou l’origine géographique. Ces dimensions sont décrites séparément par l’espèce, la zone de capture, l’engin, le stock et les systèmes de traçabilité ou de certification.