Sinipercidae
Les Sinipercidae sont une famille de poissons prédateurs d’eau douce d’Asie orientale comprenant les perches chinoises. Dans la classification actuelle d’Eschmeyer, ils appartiennent aux Centrarchiformes, sous-ordre des Centrarchoidei. Les anciens textes les placent souvent parmi les Perciformes ; cette différence de classement n’implique pas que le nom de famille désigne une autre espèce.
Deux genres actuels
Le catalogue consulté en septembre 2026 reconnaît deux genres, Siniperca et Coreoperca, totalisant 14 espèces valides. Ce décompte correspond à l’état du référentiel, et non à tous les noms d’espèces autrefois proposés. Les notices de Siniperca et de Coreoperca confirment leur appartenance familiale et leur répartition en Asie orientale.
Une étude fondée sur de nombreux marqueurs nucléaires, publiée en 2017, soutient la monophylie de cette famille et ses affinités avec les Centrarchidae. Elle souligne aussi les difficultés d’identification entre certaines espèces proches. La ressemblance extérieure et une ancienne synonymie ne suffisent donc pas à résoudre tous les cas.
Des prédateurs spécialisés
Les sinipercidés possèdent une bouche bien développée et des nageoires pourvues de rayons épineux. La chasse de poissons joue un rôle important chez plusieurs espèces, notamment Siniperca chuatsi, connue en aquaculture. Les préférences alimentaires et les réponses à une ration d’élevage ne sont toutefois pas identiques chez tous les membres de la famille.
Les noms commerciaux de « perche chinoise » ou de « poisson mandarin » peuvent masquer cette diversité. Ils ne constituent pas des synonymes zoologiques universels du genre ou de la famille.
Taxonomie et interprétation des données
Les travaux utilisant le placement ancien dans les Perciformes restent exploitables lorsque l’espèce étudiée est clairement identifiée. Le changement d’ordre doit être distingué d’un changement de nom d’espèce ou de circonscription familiale.
Pour un inventaire ou une synthèse aquacole, l’association du nom scientifique et de la source taxonomique permet de réunir correctement les études. Elle évite aussi d’étendre à toutes les Sinipercidae un résultat obtenu sur S. chuatsi, sur un stade particulier ou sur une population d’élevage.