Sisoridae
Les Sisoridae sont une famille de poissons-chats d’eau douce d’Asie appartenant aux Siluriformes. Elle est particulièrement diversifiée dans les réseaux fluviaux proches de l’Himalaya et d’Asie du Sud-Est. De nombreux représentants vivent dans le courant, mais la famille réunit plusieurs organisations anatomiques : tous ne possèdent pas le même appareil d’adhérence ni le même habitat.
Un ensemble diversifié
Dans l’état d’Eschmeyer consulté en septembre 2026, la famille compte 26 genres et 362 espèces valides, répartis entre les Sisorinae et les Glyptosterninae. Parmi les genres figurent Sisor, Glyptothorax, Glyptosternon et Pseudecheneis. Les effectifs évoluent avec les descriptions et les révisions, particulièrement nombreuses chez ces poissons de rivière.
Certains travaux anciens séparaient les Erethistidae des Sisoridae. La classification actuelle réunit les lignées concernées dans les Sisoridae. Une comparaison de listes doit donc prendre en compte la date et le périmètre retenu, plutôt que rapprocher uniquement les libellés.
Des caractères d’adhérence différents
Une révision des genres publiée en 2006 compare les caractères externes utilisés pour les identifier. L’organisation de la bouche, des nageoires et des structures ventrales fournit des distinctions importantes. Les appareils adhésifs ne constituent pas une ventouse identique partagée par tous les membres de la famille.
Chez certaines lignées, des surfaces ventrales spécialisées contribuent au maintien sur le substrat ; chez d’autres, les proportions corporelles et les nageoires jouent un rôle différent. La présence de barbillons reste un caractère de poisson-chat, insuffisant pour attribuer un spécimen aux Sisoridae ou pour préciser son genre.
Habitats et identification
Les notices spécifiques d’Eschmeyer situent les espèces dans leurs bassins et leurs habitats. Un poisson d’un torrent montagnard et un poisson d’un grand cours d’eau ne présentent pas nécessairement les mêmes contraintes de courant, de température ou d’alimentation.
La famille fournit ainsi un cadre de parenté, tandis que la diagnose du genre et l’identification spécifique permettent une interprétation écologique plus précise. Les anciens noms, notamment ceux issus d’une séparation des Erethistidae, restent utiles pour retrouver les publications et les collections, sans être pris pour des familles actuelles supplémentaires.