Sphyrnidae
Les Sphyrnidae sont la famille des requins-marteaux, placée dans les Carcharhiniformes. Leur tête présente une expansion latérale aplatie appelée céphalofoil. La largeur et le contour de cette structure varient entre espèces et au cours de la croissance. Ces différences servent à l’identification et à l’étude des fonctions sensorielles, sans attribuer au céphalofoil une fonction unique.
Famille et diversité actuelle
Eschmeyer reconnaît deux genres actuels, Eusphyra et Sphyrna, et douze espèces dans sa version du 21 septembre 2026. Eusphyra blochii possède une tête particulièrement étendue. La famille reste distincte des Carcharhinidae dans cette classification. Les nombres d’espèces et les limites des taxons dépendent de la version du référentiel consulté.
Une phylogénie publiée en 2010 par Lim et ses collaborateurs a confronté des données mitochondriales et nucléaires. Elle éclaire les relations et l’évolution de la forme de la tête parmi les espèces étudiées alors ; elle ne constitue pas à elle seule une liste actuelle de toutes les espèces reconnues.
Tête, sens et alimentation
Les yeux, les narines et les organes électrosensoriels occupent des positions liées à la géométrie du céphalofoil. L’étude de Mello sur quatre espèces montre que la distribution des pores électrosensoriels ventraux, associée au contour de la tête, contribue à les distinguer. Cette observation anatomique ne démontre pas une supériorité sensorielle identique chez tous les requins-marteaux.
Mara et ses collaborateurs ont comparé la forme externe et les volumes de structures crâniennes. Malgré la diversité des têtes, les cartilages des mâchoires et leurs muscles associés restent relativement conservés. Les différences et les compromis observés concernent surtout les expansions latérales et leurs structures sensorielles. Il faut donc distinguer une hypothèse fonctionnelle d’une mesure directe des performances de chasse.
Lecture biologique d’une identification
Ces requins sont vivipares, mais une identification de famille ne donne ni un âge de maturité, ni une fécondité, ni un statut de conservation communs. Les données de reproduction, de répartition et de vulnérabilité doivent être recherchées pour l’espèce et la population concernées. Le seul nom « requin-marteau » ne suffit pas à transposer une mesure de gestion ou une observation biologique d’une espèce à une autre.