Structure des populations
La structure d’une population est la répartition de ses individus entre des catégories biologiques ou spatiales : âges, tailles, sexes, stades de maturité, cohortes, zones de reproduction ou unités génétiques. Elle décrit l’organisation interne de la population, distincte de son effectif total ou de sa biomasse, et permet d’identifier les composantes qui assurent son renouvellement.
Structure démographique
Les distributions de longueur et d’âge révèlent la succession des cohortes, la croissance et la survie. La proportion d’individus matures, le rapport des sexes et l’abondance des reproducteurs influencent le potentiel de recrutement. Une biomasse élevée peut donc masquer une structure déséquilibrée, par exemple si les grandes femelles matures ou certaines classes d’âge ont fortement diminué.
Les captures ne reproduisent pas nécessairement la population : la sélectivité de l’engin, la zone, la saison et le comportement des poissons modifient les tailles et les stades échantillonnés. Les données de capture sont ainsi complétées par des campagnes indépendantes, des clés âge-longueur et des observations de maturité.
Structure spatiale et génétique
Une espèce peut former plusieurs unités partiellement isolées, reliées par la dispersion ou la migration. Le marquage, la morphométrie, la composition chimique des otolithes et les marqueurs génétiques renseignent ces échanges à des échelles différentes. Une différence morphologique ne prouve pas à elle seule un isolement reproductif, tandis qu’un faible contraste génétique n’implique pas nécessairement un mélange démographique suffisant pour la gestion.
La délimitation d’un stock opérationnel combine donc biologie, déplacements, reproduction et échelle de prélèvement. Elle peut différer d’une population au sens strictement génétique.