Télomérase
La télomérase est un complexe enzymatique associant des protéines et un ARN, capable d’allonger les télomères aux extrémités des chromosomes linéaires. Sa sous-unité catalytique possède une activité de transcriptase inverse, tandis que l’ARN interne fournit la matrice des répétitions ajoutées. Le complexe, sa sous-unité protéique et son activité catalytique désignent des objets liés, mais distincts.
Maintien des extrémités chromosomiques
La réplication conventionnelle de l’ADN ne suffit pas à maintenir indéfiniment les séquences terminales des chromosomes. La télomérase peut prolonger une extrémité d’ADN en utilisant sa propre matrice d’ARN. Les autres mécanismes de réplication interviennent ensuite dans la formation du brin complémentaire.
Les répétitions télomériques et leurs protéines associées protègent l’extrémité du chromosome. Elles contribuent à distinguer cette extrémité normale d’une cassure d’ADN. L’allongement par la télomérase s’inscrit dans cet ensemble de mécanismes ; il ne résume pas à lui seul toute la protection du télomère.
Complexe et activité
Le noyau catalytique comprend la protéine à activité de transcriptase inverse, souvent appelée TERT, et l’ARN matrice. Le complexe fonctionnel peut contenir d’autres composants. La quantité d’une sous-unité ne suffit donc pas à mesurer l’activité effective de l’ensemble.
Une activité de télomérase décrit une fonction moléculaire. Un complexe télomérase décrit l’entité qui accomplit cette fonction. Cette distinction est utile lorsqu’une étude mesure l’expression d’un gène, la présence d’une protéine ou une activité enzymatique : ces résultats ne sont pas interchangeables.
Variations biologiques
L’activité dépend de l’espèce, du tissu, du stade et de l’état des cellules. Les observations obtenues chez l’humain ne constituent pas un modèle universel pour tous les poissons. Chez le poisson-zèbre, des travaux ont notamment étudié le rôle de la télomérase dans le maintien des tissus au cours de la vie.
La longueur des télomères dépend de plusieurs processus, dont la réplication et les dommages cellulaires. Elle ne constitue donc pas, isolément, une mesure universelle de l’âge biologique, de la santé ou de l’intégrité du génome.