Total admissible des captures
Le total admissible des captures, ou TAC, est le plafond de captures fixé pour un stock ou un groupe de stocks, une zone et une période données. Il traduit une décision de gestion prise à partir d’avis scientifiques, d’objectifs de conservation et de règles juridiques. Le TAC est ensuite réparti en quotas entre acteurs ou autorités.
Périmètre du plafond
Un TAC n’a de sens qu’avec l’espèce, le stock, la zone géographique, la période et l’unité de mesure qui lui sont associés. Il est généralement exprimé en tonnes, mais certaines ressources peuvent être gérées en nombre d’individus. Des dispositions particulières précisent le traitement des prises accessoires, des transferts entre zones et des espèces regroupées.
Dans l’Union européenne, la définition juridique distingue les pêcheries exemptées de l’obligation de débarquement, pour lesquelles le plafond peut porter sur les débarquements, des autres pêcheries, pour lesquelles il porte sur les captures. Cette distinction évite de confondre ce qui est prélevé du stock avec ce qui est ramené à terre.
De l’avis à la décision
L’évaluation du stock estime son état, sa mortalité par pêche, son recrutement et leurs incertitudes. Une règle de gestion peut convertir ces informations en niveau de capture compatible avec un objectif, par exemple le rendement maximal durable ou le rétablissement de la biomasse. L’autorité compétente fixe ensuite le TAC en tenant aussi compte du cadre réglementaire et, pour les stocks partagés, des accords entre parties.
TAC et quota
Le TAC est un plafond global, tandis qu’un quota en est une fraction attribuée. Un échange de quotas modifie la répartition sans augmenter le TAC. Inversement, une pêcherie peut être encadrée par l’effort, les engins, les fermetures ou des limites individuelles sans qu’un TAC unique couvre toutes ses mortalités.
Le respect formel du plafond ne garantit pas à lui seul la durabilité. Les captures non déclarées, les rejets morts, une délimitation inadéquate du stock ou une forte incertitude scientifique peuvent écarter la mortalité réelle de celle visée par la décision.