Tropisme cellulaire

Le tropisme cellulaire est l’aptitude préférentielle d’un agent infectieux, notamment d’un virus, à pénétrer dans certains types de cellules et à y accomplir tout ou partie de son cycle. Il contribue à déterminer les tissus atteints, les signes cliniques et la transmission, mais ne dépend jamais d’un seul facteur universel.

De l’attachement à la réplication

La présence d’un récepteur ou d’un facteur d’attachement compatible peut rendre une cellule accessible. Chez des poissons, des travaux expérimentaux ont par exemple identifié la fibronectine comme cible initiale de rhabdovirus et HSP90ab1 comme récepteur d’attachement du virus de la nécrose nerveuse du mérou à taches rouges. L’entrée ne suffit toutefois pas à garantir une infection productive : l’endocytose, la disponibilité de protéines cellulaires, la température, l’état de différenciation de la cellule et ses défenses antivirales interviennent ensuite.

Le tropisme se décrit à plusieurs échelles. Une lignée cellulaire peut permettre la multiplication in vitro alors que le tissu correspondant résiste dans l’animal entier. Inversement, après une exposition par bain, une porte d’entrée comme la branchie peut capter précocement un virus sans devenir son principal site de réplication tardive. Le tropisme cellulaire se distingue ainsi du tropisme tissulaire, de la gamme d’hôtes et de la simple détection d’un génome viral.

Portée diagnostique

Une quantité élevée d’acide nucléique dans un prélèvement atteste une présence, mais pas à elle seule une réplication dans chaque cellule observée. La démonstration d’un tropisme associe selon le cas culture, histologie, hybridation in situ, immunomarquage, microscopie ou mesure de virus infectieux. Le stade de l’infection, la voie d’exposition, l’espèce et la température expliquent une partie des variations entre études.

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