
Qu’est-ce que le KHV (CyHV-3) ?
Le KHV est le cyprinid herpesvirus 3 (CyHV-3), un virus de la famille des Alloherpesviridae présenté dans le panorama des principaux virus pathogènes des poissons. Il provoque l’herpèsvirose de la carpe koï (KHVD), une infection contagieuse qui peut entraîner des mortalités importantes. Les signes cliniques évocateurs de la KHVD restent toutefois non spécifiques. Un pourcentage unique ne décrit pas tous les épisodes : la souche virale, l’âge, la génétique des poissons, la température, la densité et les co-infections modifient fortement leur gravité.
Quels poissons sont concernés ?
Les hôtes reconnus comme sensibles sont toutes les variétés et sous-espèces de carpe commune (Cyprinus carpio), dont la carpe koï, ainsi que certains hybrides de C. carpio. La détection d’ADN viral chez d’autres espèces ne prouve pas, à elle seule, qu’elles développent ou transmettent la maladie.
Une carpe survivante peut rester porteuse sans signe visible. L’achat d’un poisson apparemment sain et un résultat négatif isolé ne suffisent donc pas à garantir l’absence de KHV dans un lot : le choix des poissons et des tissus conditionne la détection du KHV par PCR.
Quel est son statut sanitaire ?
Dans l’Union européenne, la KHVD relève actuellement de la catégorie E selon le règlement 2018/1882, ce qui correspond à une maladie soumise à surveillance. L’ancienne désignation française de « danger sanitaire de première catégorie » ne décrit plus son statut actuel. Pour connaître les obligations applicables, consultez les textes en vigueur ; la liste des maladies aquatiques à déclaration obligatoire présente les maladies répertoriées en 2015. En cas de mortalité inhabituelle ou de signes compatibles chez des carpes, appliquez les premières mesures de prévention et de maîtrise de la KHVD : suspendez les mouvements, conservez les lots séparés et contactez rapidement un vétérinaire. La conduite réglementaire dépend du contexte de détention et du territoire.