Analyse biochimique
Une analyse biochimique mesure ou caractérise des molécules et des réactions dans un échantillon biologique. Elle peut porter sur des métabolites, des enzymes, des lipides ou des protéines, dans un objectif de recherche, de diagnostic ou de suivi physiologique. Le terme désigne une famille de méthodes, non un protocole unique.
Méthodes et interprétation
Les méthodes comprennent notamment la spectrophotométrie, la chromatographie, l’électrophorèse, les dosages enzymatiques et certaines techniques immunochimiques. Le choix dépend de la substance recherchée, de la nature de l’échantillon, de la sensibilité nécessaire et de la question posée. Une méthode validée précise les conditions de prélèvement, l’étalonnage, les contrôles, la fidélité et les limites de quantification.
Une mesure quantitative relie le signal obtenu à des étalons et à des matériaux de contrôle. La répétabilité décrit la dispersion dans des conditions proches, tandis que la reproductibilité inclut des variations de laboratoire, d’opérateur ou d’équipement. La sélectivité, les effets de matrice et la limite de détection déterminent quelles différences sont réellement discernables.
L’analyse d’ADN, telle qu’un profil de fragments de restriction, relève plus précisément de la biologie moléculaire. Elle peut compléter une caractérisation biochimique, mais les deux expressions ne sont pas synonymes.
Application aux poissons
Le sang, le mucus, les tissus ou l’eau d’élevage peuvent être analysés. Pour les prélèvements biologiques, l’hémolyse, le jeûne, le stress de capture, la température et le délai avant séparation ou congélation peuvent modifier les résultats. Les intervalles de référence ne sont transférables ni automatiquement entre espèces, ni entre méthodes de laboratoire. La portée d’un résultat isolé dépend ainsi des données cliniques, environnementales et préanalytiques associées.
Chez les poissons, l’activité enzymatique et les concentrations de métabolites varient aussi avec le stade, le sexe, la saison et la température d’acclimatation. Une différence statistique entre groupes n’équivaut pas nécessairement à une maladie ; elle peut refléter une adaptation physiologique, une différence de prélèvement ou un effet analytique.