Ascidiacés

Les Ascidiacés, ou ascidies, sont des tuniciers marins de la classe Ascidiacea. Leurs adultes vivent fixés sur un support et possèdent une enveloppe appelée tunique. Ils font circuler l’eau à travers un pharynx perforé pour recueillir des particules alimentaires. Leur appartenance aux Chordés est notamment reconnaissable dans l’organisation de nombreuses larves, malgré l’aspect sacculaire de l’adulte.

Circulation de l’eau et nourriture

L’eau pénètre par un siphon buccal, traverse les ouvertures du sac branchial et ressort par un siphon atrial. Un mucus retient des particules qui rejoignent ensuite le tube digestif. Cette filtration concerne du phytoplancton, des bactéries et d’autres matières organiques, selon la taille et les propriétés des particules.

Les ascidies peuvent être solitaires ou réunies en organisations sociales et coloniales. Chez certaines formes coloniales, plusieurs individus partagent des structures d’évacuation de l’eau. Une colonie visible sur une roche ne correspond donc pas nécessairement à un unique animal. L’organisation des siphons, de la tunique et des organes internes intervient dans l’identification.

Développement

De nombreuses espèces possèdent une larve nageuse, avec une queue, une chorde et un tube nerveux dorsal. Après fixation, la métamorphose remanie profondément l’animal : la queue disparaît et l’organisation adulte adaptée à la vie fixée se met en place. Les durées et les particularités du développement diffèrent entre espèces.

Les appendiculaires sont d’autres tuniciers, mais restent planctoniques et conservent une queue à l’âge adulte. Cette distinction évite d’assimiler toutes les formes à tunique à des ascidies sessiles. Le nom de classe reste utilisé par les référentiels taxonomiques, sans constituer à lui seul une démonstration des relations phylogénétiques internes.

Habitats et noms régionaux

Les ascidies occupent des supports naturels et artificiels : roches, végétaux, coquilles ou installations immergées. Leur distribution dépend de l’espèce, des conditions locales et des possibilités de dispersion. La fixation sur une installation ne permet pas, à elle seule, de conclure au caractère indigène ou introduit de l’espèce.

« Appât rouge » désigne notamment Pyura stolonifera en Afrique australe, utilisée comme appât. Cet emploi régional ne couvre pas toute la classe. Les travaux sur sa mortalité et sa recolonisation concernent cette espèce et ce littoral, plutôt qu’un comportement commun à tous les Ascidiacés.

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