Autocentrum
L’autocentrum est la composante osseuse du corps vertébral formée par ossification autour de l’enveloppe de la notochorde chez les téléostéens. Il participe au renforcement du centrum et se distingue du chordacentrum, issu de la minéralisation de tissus notochordaux. Le terme décrit une composante et son développement, plutôt que l’ensemble de la vertèbre ou une région particulière de la colonne.
Formation du corps vertébral
Les travaux histologiques sur le saumon atlantique montrent une succession de compartiments minéralisés et osseux. Des tissus préformés de l’enveloppe notochordale se minéralisent ; des tissus osseux se déposent ensuite autour de cette organisation centrale. Les différentes couches n’ont donc pas toutes la même origine ni la même structure de matrice.
Une activité segmentaire de phosphatase alcaline a été observée dans la notochorde avant l’apparition de cette activité dans les cellules externes présumées d’origine somitique. Ce résultat renseigne la formation initiale des corps vertébraux chez le saumon étudié. Il ne démontre pas que chaque anomalie vertébrale résulte d’une perturbation de cette enzyme.
Distinguer les composantes
Le centrum adulte associe les tissus qui se sont développés successivement. L’autocentrum ne doit pas être confondu avec la notochorde, le chordacentrum, les arcs neuraux ou les arcs hémaux. Ces distinctions permettent de décrire la localisation d’une altération sans attribuer la même origine à toutes les parties de la vertèbre.
Les vertèbres précaudales et les vertèbres caudales diffèrent notamment par les structures associées à leur corps. La présence d’un autocentrum n’est pas limitée à la région caudale. Les formes, les proportions et la chronologie de développement varient avec le groupe de poissons et le stade observé.
Intérêt histologique
L’identification des couches du corps vertébral aide à analyser croissance, minéralisation et déformations. Une image montrant un centrum déformé ne permet cependant pas de déterminer seule quel tissu a été atteint en premier. Des coupes, des observations de stades successifs et l’historique d’élevage apportent des informations complémentaires. La description de l’autocentrum évite ainsi de traiter la vertèbre comme une masse osseuse d’origine uniforme.