Bathygadidae
Les Bathygadidae sont une famille de poissons marins des Gadiformes, comprenant les genres Bathygadus et Gadomus. Ils possèdent une queue très allongée qui s’amincit jusqu’à une pointe dépourvue de nageoire caudale. Leur aspect rappelle celui des grenadiers Macrouridae, auxquels des classifications anciennes les rattachaient comme sous-famille Bathygadinae ; Eschmeyer les reconnaît aujourd’hui comme une famille distincte.
Reconnaître la famille
Le guide FAO décrit un tronc relativement court et comprimé, un museau arrondi peu saillant et une grande bouche essentiellement terminale. Les petites dents se trouvent sur les mâchoires, sans denture au palais. Les écailles sont dépourvues des petites épines présentes chez de nombreux Macrouridae.
Les deux nageoires dorsales se suivent sans espace marqué. La seconde dorsale et l’anale s’étendent le long de la queue et se rejoignent à son extrémité ; la seconde dorsale est davantage développée que l’anale. Chez les Macrouridae typiques, les deux dorsales sont séparées et l’anale est généralement la plus développée. Ces caractères combinés donnent une meilleure distinction que la seule queue effilée.
Les genres diffèrent aussi. Gadomus porte habituellement un long barbillon mentonnier et des rayons de nageoires prolongés. Chez Bathygadus, le barbillon est généralement absent ou rudimentaire et les rayons ne présentent pas ces grands prolongements. La clé du guide FAO prend en compte plusieurs caractères ; un barbillon difficile à voir ne suffit pas, isolément, à déterminer le genre.
Milieu de vie
Ces poissons sont benthopélagiques : ils fréquentent l’eau proche du fond sur les pentes continentales. Le guide régional FAO décrit des profondeurs de 250 à 2 000 mètres pour le groupe. Cet intervalle documente un habitat général, sans imposer les mêmes limites à chaque espèce ni transformer toutes les captures profondes en observations abyssales.
Lire les anciennes références
Un inventaire utilisant « Bathygadinae, Macrouridae » peut concerner les mêmes genres tout en appliquant un autre rang. La mise en correspondance demande donc de distinguer l’identité des espèces, le rang du groupe et sa circonscription. Le maintien d’un ancien classement dans une base ne remet pas, à lui seul, en cause le statut familial actuel.