Climax métamorphique
Le climax métamorphique est la phase finale et rapide de la métamorphose des amphibiens, particulièrement décrite chez les anoures. Plusieurs transformations de la larve s’y chevauchent alors que les concentrations et l’action des hormones thyroïdiennes atteignent une forte intensité. Il précède l’achèvement de la transition vers le jeune postmétamorphique.
Transformations coordonnées
Chez un têtard, les membres antérieurs émergent, la queue régresse, le crâne et l’appareil buccal se remodèlent, tandis que l’intestin s’adapte au régime du jeune amphibien. Les branchies et d’autres structures larvaires disparaissent ou changent de fonction. Ces événements ne commencent pas tous au climax et n’avancent pas à la même vitesse dans chaque tissu.
La résorption de la queue associe mort cellulaire programmée, dégradation de la matrice et recyclage de constituants. En parallèle, certains organes se différencient plutôt qu’ils ne disparaissent. Le climax ne correspond donc pas à une simple accélération de la croissance : il combine destruction sélective, remodelage et formation de nouvelles fonctions.
Contrôle endocrinien
La thyroxine T4 et surtout sa forme active, la triiodothyronine T3, agissent par des récepteurs nucléaires qui modifient l’expression des gènes. La sensibilité, les déiodinases et les récepteurs diffèrent entre tissus, ce qui ordonne leurs réponses à un même signal hormonal. Les corticostéroïdes peuvent renforcer certaines actions thyroïdiennes et relient le développement aux contraintes environnementales.
Les stades exacts se décrivent avec une table propre à l’espèce, comme celle de Nieuwkoop et Faber pour Xenopus laevis ou celle de Gosner pour de nombreux anoures. Le mot climax désigne ainsi une phase fonctionnelle du développement, pas un âge ni une taille universels.