Craie

La craie est une roche calcaire friable et poreuse, généralement claire, formée majoritairement de carbonate de calcium d’origine biologique. Sa fraction fine comprend notamment des éléments issus de microorganismes planctoniques, dont des coccolithes, auxquels peuvent s’ajouter des tests de foraminifères et d’autres débris fossiles.

Identification géologique

Dans la classification du British Geological Survey, le nom « craie » est réservé à un calcaire poreux qui s’émiette facilement. Une roche fortement indurée présentant une composition ou un aspect voisin doit plutôt être classée comme calcaire et qualifiée de crayeuse.

La composition peut varier. Des particules d’argile, de la glauconie, des phosphates ou de la matière organique produisent des faciès différents. Une proportion argileuse importante rapproche la roche d’une marne. La silice peut aussi être concentrée en nodules ou en lits de silex.

Eau souterraine et rivières

Les pores de la craie stockent l’eau, tandis que les fractures et les conduits élargis par dissolution assurent une part importante de son écoulement. La capacité d’un massif crayeux à transmettre l’eau dépend donc autant de son réseau de discontinuités que de sa porosité totale.

Lorsque la nappe crayeuse alimente des sources et des cours d’eau, elle fournit une eau minéralisée dont la température reste relativement stable au cours de l’année. Le débit demeure cependant sensible à la recharge, aux sécheresses et aux prélèvements. La dissolution du carbonate contribue aussi à l’alcalinité et à la dureté de l’eau.

Une réaction avec un acide libère du dioxyde de carbone, comme pour d’autres calcaires. La couleur et la tendreté ne suffisent donc pas à l’identification : texture, composition, fossiles et contexte géologique doivent être examinés ensemble.

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