Crête caudale
La crête caudale est un repli cutané aplati qui augmente verticalement la surface de la queue chez de nombreux amphibiens aquatiques. Dépourvue de rayons osseux, elle se distingue de la nageoire caudale des poissons. Elle comprend souvent une portion dorsale et une portion ventrale disposées autour de la musculature axiale.
Propulsion et variation de forme
Chez les têtards et les larves d’urodèles, la queue ondule latéralement et la crête transmet le mouvement à l’eau. Sa hauteur, sa longueur et son point d’insertion influencent l’accélération, la manœuvrabilité et les performances de fuite. Ces proportions varient entre espèces, avec le stade de développement et avec les conditions du milieu.
La morphologie peut aussi être plastique. Chez certains têtards, des signaux chimiques émis par des prédateurs sont associés au développement d’une crête plus haute ou différemment pigmentée. Une surface caudale importante peut améliorer la nage ou attirer une attaque vers une zone moins vitale que le tronc, mais ces effets ne sont pas identiques dans toutes les espèces ni face à tous les prédateurs.
Larves et adultes aquatiques
La crête régresse généralement au cours de la métamorphose des anoures. Elle peut persister chez des membres aquatiques des Caudata. Chez plusieurs tritons adultes, une crête dorsocaudale se développe surtout chez les mâles pendant la phase aquatique de reproduction et participe alors à la communication visuelle et aux parades.
Une bordure irrégulière ou réduite n’indique donc pas automatiquement une lésion : l’espèce, le sexe, la saison et le stade sont déterminants. À l’inverse, une perte brutale de tissu, une décoloration ou une inflammation demande de distinguer variation normale, morsure, traumatisme et atteinte infectieuse.