Dénombrement des branchiostèges

Le dénombrement des rayons branchiostèges est un caractère méristique fondé sur les éléments allongés qui soutiennent la membrane branchiostège, sous l’appareil hyoïde. Ces rayons sont généralement osseux chez les poissons osseux et s’articulent avec les pièces de la série hyoïdienne. Leur nombre contribue à la description anatomique et taxonomique, sans se confondre avec celui des branchiospines ou des rayons de nageoire.

Anatomie comptée

Les rayons branchiostèges rayonnent depuis le cératohyal et, selon les taxons, depuis l’épihyal. Ils tendent la membrane qui ferme ventralement la cavité branchiale et participe aux variations de pression de la pompe bucco-operculaire. Le comptage porte habituellement sur un côté. Les deux côtés peuvent différer à la suite d’une variation individuelle, d’une perte ou d’une anomalie de développement.

Les éléments courts situés aux extrémités de la série sont parfois difficiles à distinguer d’un rudiment ou d’une pièce hyoïdienne voisine. Une préparation éclaircie et colorée, une dissection ou une imagerie radiographique facilite alors l’observation. Les valeurs publiées ne sont directement comparables que lorsque les mêmes limites anatomiques sont retenues.

Intérêt taxonomique

Le nombre de rayons branchiostèges varie fortement dans l’histoire évolutive des actinoptérygiens, mais il est souvent relativement stable au sein d’un groupe. Il complète les comptages de rayons de nageoire, d’écailles, de vertèbres et de branchiospines. Une identification robuste combine cette donnée avec d’autres caractères plutôt que de reposer sur un nombre isolé.

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