Fentes branchiales
Les fentes branchiales sont les ouvertures externes, allongées et séparées, par lesquelles l’eau quitte les chambres branchiales chez les requins et les raies. Contrairement à l’ouverture unique recouverte par un opercule chez la plupart des poissons osseux, chaque chambre débouche séparément à l’extérieur. La fente visible est une voie de sortie de l’eau et non la surface respiratoire elle-même.
Anatomie comparée
Chez la plupart des requins, cinq paires sont visibles sur les côtés de la tête ; les Hexanchiformes en possèdent six ou sept selon les familles. Chez les raies, cinq paires s’ouvrent généralement sur la face ventrale. Des cloisons interbranchiales séparent les chambres et soutiennent les structures branchiales. Nombre, position, longueur et espacement ont une valeur descriptive, mais prennent sens avec les autres caractères du taxon.
La fente branchiale externe se distingue de la fente pharyngienne embryonnaire, ouverture ou ébauche entre les arcs pharyngiens, et de l’unique ouverture branchiale couverte par l’opercule chez de nombreux poissons osseux. Le spiracle constitue encore une ouverture distincte.
Ventilation et fonction
L’eau entre par la bouche et, chez de nombreuses espèces, par les spiracles, puis traverse les lamelles avant de ressortir par les fentes. Une pompe bucco-pharyngée peut maintenir ce courant au repos ; la ventilation par nage utilise le déplacement de l’animal. La contribution de chaque mécanisme varie selon l’espèce et l’activité.
La forme externe seule ne renseigne pas sur l’état fonctionnel des lamelles ni sur la qualité des échanges. Une obstruction, une lésion ou une modification du débit peut affecter la respiration sans changer immédiatement le nombre ou la disposition des fentes.