Haplochromini
Haplochromini est le nom largement employé pour une tribu de cichlidés principalement africains, les haplochromines, appartenant aux Pseudocrenilabrinae. La révision nomenclaturale d’Oliver de 2024 retient pour cette tribu le nom prioritaire Pseudocrenilabrini. Ce groupe comprend des lignées de rivières et de lacs, dont les grandes radiations des lacs Malawi et Victoria et les tropheines du lac Tanganyika.
Position taxonomique
La classification courante d’Eschmeyer place les Cichlidae dans l’ordre des Cichliformes et reconnaît les Pseudocrenilabrinae comme sous-famille. Une tribu est une subdivision plus fine : elle ne correspond ni à tous les cichlidés africains ni au seul genre Haplochromis.
Les genres types Pseudocrenilabrus et Haplochromis appartiennent au même ensemble tribal. Le nom Pseudocrenilabrini Fowler, 1934 est donc antérieur à Haplochromini Hoedeman, 1947. Oliver reconnaît également plusieurs sous-tribus et y replace les anciens Tropheini sous le nom Tropheina. Cette nomenclature permet de distinguer les subdivisions du groupe de son nom collectif historique.
Diversification africaine
Les haplochromines occupent rivières, lacs peu profonds et grands lacs du rift. Leurs radiations lacustres ont produit une diversité de formes trophiques, de colorations et de comportements. Les Mbuna, principalement associés aux habitats rocheux du lac Malawi, constituent une partie de cette diversité ; ils sont regroupés dans les Pseudotropheina de la révision de 2024.
La diversification associe isolement géographique, spécialisation alimentaire et sélection sexuelle. Les échanges génétiques entre lignées peuvent aussi contribuer à leur histoire évolutive. Les arbres reconstruits à partir de différents marqueurs ne sont donc pas toujours identiques, et les limites de plusieurs genres restent difficiles à établir.
Reproduction
L’incubation buccale maternelle est caractéristique de ces poissons : la femelle conserve les œufs puis les larves dans sa cavité buccale. Chez de nombreuses espèces, les mâles défendent des territoires de reproduction et présentent une coloration différente de celle des femelles. D’autres cichlidés sont aussi des incubateurs buccaux ; ce comportement ne constitue donc pas, à lui seul, une preuve d’appartenance à la tribu.