Haploïde

Haploïde qualifie une cellule ou un organisme possédant un seul jeu de chromosomes. Chez un organisme diploïde, ce jeu, noté n, comprend un chromosome de chaque paire homologue. Les gamètes sont normalement haploïdes ; leur fusion à la fécondation rétablit deux jeux dans le zygote. La ploïdie décrit des jeux chromosomiques, et non simplement une masse d’acide désoxyribonucléique (ADN).

Homologues et chromatides

Les chromosomes homologues constituent une paire : ils portent les mêmes catégories de gènes, mais peuvent en posséder des versions différentes. Les chromatides sœurs sont, elles, les deux copies issues de la réplication d’un même chromosome. Dupliquer l’ADN ne crée donc pas un second jeu de chromosomes homologues.

Cette distinction apparaît pendant la méiose. Une cellule diploïde réplique d’abord son ADN, puis sépare les chromosomes homologues lors de la première division. Les cellules obtenues sont déjà haploïdes, bien que chaque chromosome possède encore deux chromatides. La seconde division sépare ces chromatides, sans nouvelle réplication intermédiaire. Les produits demeurent haploïdes : la quantité d’ADN a changé, mais pas le nombre de jeux.

Nombre chromosomique et cycle biologique

Le nombre n dépend de l’espèce. Deux espèces ayant le même nombre de chromosomes ne possèdent pas pour autant le même génome. Un nombre élevé ne démontre pas non plus, à lui seul, une polyploïdie : les réarrangements chromosomiques et l’histoire évolutive du lignage interviennent dans cette interprétation.

Chez les animaux à cycle principalement diploïde, l’état haploïde correspond surtout aux gamètes. Il ne signifie ni absence de gènes ni perte aléatoire d’une partie du jeu. Une cellule à laquelle manque un chromosome particulier relève d’une anomalie du nombre chromosomique ; elle ne devient pas pour cette seule raison haploïde.

Évaluer la ploïdie

Le caryotype permet d’examiner le nombre et la morphologie des chromosomes. La cytométrie en flux mesure un signal lié au contenu en ADN et demande une référence adaptée ainsi qu’une interprétation tenant compte du cycle cellulaire. Les marqueurs génétiques apportent d’autres informations sur les copies ou les allèles présents. Une mesure isolée ne suffit pas toujours à distinguer réplication normale, changement de ploïdie et anomalie chromosomique.

Besoin d’un éclairage vétérinaire ?

Contactez Vetofish pour un avis spécialisé en santé des animaux aquatiques.

Échanger avec nous