Jordaniidae
Les Jordaniidae sont une famille de poissons marins apparentés aux chabots, reconnue dans les Perciformes, sous-ordre des Cottoidei, par la classification actuelle d’Eschmeyer. Leur nom familial est attribué à Jordan et Evermann, 1898. Cette famille rassemble aujourd’hui des genres que certaines listes anciennes plaçaient dans les Cottidae ; son identification ne repose donc pas sur la seule ressemblance extérieure avec un chabot.
Une famille actuellement distincte
WoRMS et Catalogue of Life acceptent les Jordaniidae au rang de famille. Dans WoRMS, les genres acceptés rattachés directement à ce groupe sont Jordania, Paricelinus et Scorpaenichthys. La famille ne se réduit pas au genre Jordania, même si celui-ci lui a donné son nom. Un identifiant de genre ne peut pas représenter l’ensemble de la famille.
La reconnaissance de ce groupe s’inscrit dans les révisions des Cottoidei. Les Cottidae et les Jordaniidae restent deux familles séparées dans la classification actuelle. Une ancienne fiche qui conserve un genre de Jordaniidae parmi les Cottidae décrit ainsi un classement antérieur, et non une famille nécessairement synonyme au sens actuel.
Portée des observations biologiques
Les espèces concernées sont des poissons marins du Pacifique Nord, associés au fond. Leur silhouette de chabot, leurs pectorales développées et leurs caractères crâniens peuvent orienter l’identification, mais une coloration marbrée ou une tête large ne constitue pas une diagnose familiale suffisante. Les caractères discriminants s’examinent avec les clés du groupe et les descriptions d’espèces.
Le qualificatif benthique situe leur mode de vie par rapport au fond ; il n’impose pas à toutes les espèces le même substrat, la même profondeur ou le même régime alimentaire. Les données écologiques rattachées à un genre ou à une espèce gardent cette portée lorsqu’elles sont utilisées pour décrire la famille.
Lire une ancienne identification
Le nom scientifique, le rang indiqué, l’espèce observée et la version du référentiel permettent de retrouver le concept employé. ITIS conserve par exemple Jordania au rang de genre dans une classification ancienne, tandis que les autorités actuelles reconnaissent les Jordaniidae. Une concordance de nom partielle ne suffit donc pas à établir une équivalence taxonomique.