Lepidarchidae
Les Lepidarchidae sont une famille de poissons d’eau douce africains de l’ordre des Characiformes. Reconnue dans la classification actuelle d’Eschmeyer, elle comprend les genres Arnoldichthys et Lepidarchus, auparavant associés aux Alestidae. Le rang familial a été proposé par Melo et Stiassny en 2024 à partir d’une analyse phylogénomique des characiformes africains.
Fondement du classement
Une famille exprime une hypothèse de parenté entre des lignées, appuyée ici par des données moléculaires et anatomiques. Le regroupement ne repose donc pas sur la seule petite taille ou sur une ressemblance de coloration. Les caractères des dents, du squelette et des écailles participent à l’examen comparatif des poissons concernés.
Le nom apparaît encore rarement dans les ouvrages antérieurs à la révision. Une identification ancienne sous Alestidae peut rester utilisable au niveau de l’espèce, tandis que l’appartenance familiale a changé. Le maintien d’un ancien classement dans une base ne démontre pas que l’espèce ou le genre est devenu synonyme d’un autre.
Deux genres contrastés
Lepidarchus est connu pour une forme de très petite taille, au corps largement translucide. Arnoldichthys présente une morphologie et des dimensions différentes. Assimiler tous les Lepidarchidae à des poissons miniaturisés effacerait donc l’un des deux genres qui fondent la famille.
La miniaturisation est une réduction évolutive de la taille pouvant s’accompagner de modifications anatomiques. Elle ne se déduit ni du seul aspect d’un jeune poisson, ni d’un nom familial. Les comparaisons portent sur des adultes et sur leurs caractères, avec des données propres aux espèces.
Répartition et portée des connaissances
Les représentants actuels proviennent de réseaux d’eau douce d’Afrique occidentale. Leurs localités et leurs habitats ne sont pas interchangeables. Une aire familiale réunit les distributions des espèces sans supposer leur coexistence dans chaque bassin ou chaque station.
La reconnaissance récente de la famille ne signifie pas que ses espèces viennent d’être découvertes. Elle actualise leur place dans l’arbre évolutif. Les informations sur la reproduction, l’alimentation ou les besoins de maintenance restent attachées aux espèces étudiées ; la nouvelle parenté ne permet pas de les transférer automatiquement d’un genre à l’autre.