Microscopie électronique
La microscopie électronique regroupe des techniques d’imagerie utilisant un faisceau d’électrons pour examiner des structures trop petites pour être résolues par la lumière visible. Des lentilles électromagnétiques dirigent le faisceau et participent à la formation de l’image. Ces méthodes donnent accès à l’ultrastructure des cellules, tissus, microorganismes et complexes macromoléculaires, sous des conditions de préparation adaptées.
Transmission et balayage
En microscopie électronique en transmission, les électrons traversent un objet ou une coupe suffisamment mince. Le contraste dépend de leurs interactions avec le spécimen. L’image représente une projection : des structures situées à différentes profondeurs peuvent s’y superposer. Des séries d’images prises selon plusieurs inclinaisons permettent une reconstruction tomographique.
En microscopie électronique à balayage, le faisceau parcourt le spécimen point par point. La détection des électrons secondaires ou rétrodiffusés renseigne notamment sur le relief et sur certaines différences de composition. L’apparence en trois dimensions d’une surface ne doit pas être confondue avec une image complète de l’intérieur du spécimen.
Le microscope peut aussi être équipé pour une analyse par microsonde électronique. Les rayons X caractéristiques émis après interaction avec le faisceau servent alors à rechercher des éléments chimiques. Cette analyse répond à une question de composition, distincte de l’observation morphologique.
Préparer un échantillon
Une cellule vivante ordinaire ne conserve pas son fonctionnement dans les conditions classiques de vide et d’irradiation électronique. Selon la méthode, l’échantillon est fixé, déshydraté, inclus, coupé et contrasté. Ces étapes peuvent modifier les structures ou produire des artefacts.
La cryomicroscopie utilise un refroidissement rapide et l’observation à basse température. La vitrification de l’eau limite certaines altérations liées à une préparation conventionnelle ; elle ne supprime ni les contraintes d’épaisseur ni les dommages dus au faisceau.
Interpréter l’image
La résolution obtenue dépend de l’instrument, de la préparation, de la dose d’électrons et du traitement des images. Une augmentation du grossissement ne crée pas de nouveaux détails si la résolution est insuffisante.
Une image s’interprète avec son échelle et les conditions d’acquisition. La finesse visible ne garantit pas que chaque structure corresponde exactement à son état dans l’organisme vivant. L’intérêt de la méthode réside dans les informations qu’elle apporte sur l’organisation du spécimen, avec les limites propres à sa préparation.
