Migration diurne
La migration diurne, plus précisément migration verticale nycthémérale, est un déplacement régulier d’organismes aquatiques entre différentes profondeurs au cours d’un cycle d’environ vingt-quatre heures. Le schéma le plus fréquent conduit les animaux vers les couches superficielles au crépuscule, puis vers des eaux plus profondes à l’aube, mais des migrations inverses ou limitées à une partie de la population existent.
Un rythme vertical variable
Ce comportement concerne notamment le zooplancton, les crustacés, les céphalopodes et de nombreux poissons pélagiques. Dans l’océan, certains migrateurs passent la journée dans la zone mésopélagique, moins éclairée, puis gagnent la couche épipélagique pour s’alimenter la nuit. L’amplitude va de quelques mètres en milieu peu profond à plusieurs centaines de mètres en haute mer.
La lumière constitue un repère majeur pour le déclenchement et la synchronisation. La réduction du risque de prédation visuelle explique une grande partie du schéma nocturne ascendant. La disponibilité des proies, la température, l’oxygène dissous, les courants, la phase lunaire et l’état physiologique modulent cependant l’heure, la profondeur et même le sens du déplacement.
La migration nycthémérale se distingue d’un simple changement de profondeur ponctuel. Elle produit un transport actif de carbone et de nutriments : les organismes consomment de la matière près de la surface et respirent, excrètent ou deviennent des proies en profondeur. Son intensité varie selon les espèces, les stades et les saisons ; tous les individus d’une population ne migrent pas nécessairement chaque jour.