Monotypique
Monotypique qualifie un taxon auquel une classification n’attribue qu’un seul taxon subordonné au rang considéré. Un genre monotypique ne comprend ainsi qu’une seule espèce reconnue ; une famille monotypique peut ne comprendre qu’un seul genre. L’adjectif décrit la composition taxonomique retenue à une date donnée, et non un mode de fixation nomenclaturale ni le nombre de spécimens connus.
Une propriété dépendante de la classification
Le caractère monotypique peut disparaître après la description d’une nouvelle espèce, la mise en synonymie de noms ou le transfert d’un taxon. Il est donc relatif au rang observé, au périmètre géographique et au référentiel taxonomique. Un genre comprenant plusieurs espèces dans le monde mais une seule dans une région n’est pas monotypique à l’échelle mondiale ; il est seulement représenté localement par une espèce.
Monotypique ne signifie ni absence de diversité génétique ou morphologique, ni faible abondance, ni endémisme. Un taxon monotypique peut comprendre des populations nombreuses et différenciées. À l’inverse, un taxon riche de plusieurs espèces peut être rare ou géographiquement restreint.
Distinction avec la monotypie nomenclaturale
La monotypie, au sens du Code international de nomenclature zoologique, est une situation historique qui fixe un type porte-nom. Lorsqu’un auteur établit un genre nominal pour une seule espèce taxonomique désignée par un nom disponible, cette espèce devient l’espèce-type par monotypie. Cette fixation reste acquise même si d’autres espèces sont ensuite placées dans le genre.
La composition monotypique actuelle et la monotypie nomenclaturale répondent donc à deux questions différentes : la première concerne le nombre de taxons subordonnés reconnus aujourd’hui, la seconde l’établissement historique du type porte-nom.