Néotype

Un néotype est le spécimen unique désigné après la description originale comme type porte-nom d’une espèce ou sous-espèce nominale, lorsqu’on pense qu’aucun type porte-nom antérieur n’existe encore et qu’un nouveau type est nécessaire pour clarifier objectivement le taxon. Cette désignation exceptionnelle est encadrée par l’article 75 du Code international de nomenclature zoologique.

Quand peut-on désigner un néotype ?

La disparition supposée de l’holotype, du lectotype, des syntypes ou d’un néotype antérieur ne suffit pas. L’auteur doit exposer un besoin exceptionnel lié à un problème taxonomique réel. Une désignation de convenance, par exemple pour compléter une collection alors que l’identité du taxon n’est pas contestée, n’a pas de validité nomenclaturale.

La publication doit notamment différencier le taxon, fournir les caractères permettant de reconnaître le spécimen, documenter les recherches infructueuses des types originaux et montrer la concordance du néotype avec la description et les données anciennes. Le spécimen doit provenir aussi près que possible de la localité type et être déposé dans une institution scientifique apte à le conserver et à le rendre accessible.

Effets et limites

Le néotype fixe l’application du nom, mais ne prouve pas à lui seul qu’une population constitue une espèce distincte. Si un ancien type porte-nom est retrouvé, le néotype perd normalement son statut; la Commission internationale de nomenclature zoologique peut néanmoins intervenir lorsque ce retour menacerait la stabilité des noms. Un spécimen très détérioré mais toujours existant ne peut pas être simplement remplacé : sa mise à l’écart relève d’une procédure spécifique devant la Commission.

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