Nyctoépipélagique
Nyctoépipélagique qualifie un organisme qui occupe la zone épipélagique principalement pendant la nuit après être remonté de couches plus profondes. Le terme décrit une distribution liée au cycle jour-nuit, et non un habitat permanent ou un groupe taxonomique. Il s’applique notamment à certains poissons, crustacés et organismes gélatineux mésopélagiques.
Migration verticale nycthémérale
Le schéma classique commence à la tombée du jour : les organismes quittent la zone mésopélagique ou une couche profonde et gagnent les eaux superficielles pour s’alimenter. Ils redescendent avant ou au lever du jour. Cette alternance constitue une migration verticale nycthémérale, souvent visible acoustiquement par le déplacement des couches diffusantes profondes.
L’obscurité réduit le risque de détection par les prédateurs visuels, tandis que les eaux de surface offrent souvent davantage de proies planctoniques. Température, oxygène, intensité lumineuse, phase lunaire, disponibilité alimentaire et présence de prédateurs modulent cependant l’amplitude et l’horaire de la migration.
Variabilité du comportement
Tous les individus d’une population ne migrent pas nécessairement chaque nuit. Âge, taille, état nutritionnel et saison peuvent produire une migration partielle. Certaines espèces restent profondes, d’autres accomplissent une migration inverse ou se déplacent à l’intérieur d’une même couche. « Nyctoépipélagique » correspond donc au schéma nocturne ascendant, sans résumer toute la diversité des mouvements verticaux.
Le passage nocturne dans la zone pélagique superficielle transfère de la matière organique entre couches. Après s’être nourris près de la surface, les migrants respirent, excrètent et peuvent être consommés en profondeur. Cette pompe biologique active complète la sédimentation passive des particules.